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I contributi dei visitatori Enrico Minardi - La conception de la langue poétique chez Pasolini Premier chapitre: Pasolini et l'hermétisme: premières approches . . 1.1 Pasolini et la langue orale Pour introduire cette première phase de mon étude, je commencerai en faisant allusion à un essai écrit en 1965 et publié dans Empirismo eretico, Dal laboratorio (Appunti en poète per una linguistica marxista) (1). Dans cet essai, Pasolini se souvient de l'occasion qui l’avait poussé à composer son premier poème en dialecte. Nous sommes en 1941 et, comme chaque année, Pasolini passe ses vacances d'été au Frioul, dans la famille de sa mère. C'est pendant cette période que se produit un événement déterminant dans l'évolution de sa poésie. Cet événement est présentè dans l'extrait suivant: Il apparaît clairement que l’expressivité poétique immédiatement ressentie par le jeune écrivain dans un mot qui n’était que "un puro suono", nous est ici présentée comme une sorte de miracle : une découverte linguistique fulgurante, et à même de déclencher le processus de création chez le poète. Mais, si Pasolini revient sur cet événement vingt-cinq ans après qu’il a eu lieu, c’est sans aucun doute parce qu’il marque à ses yeux une étape importante – et peut-être fondamentale - dans son évolution poétique. Mon analyse réitère, ici, la question que Pasolini s’était posée dans l’extrait cité, mais en la formulant différemment : à la base de son amour et de son intérêt pour la langue orale, peut-on imaginer l’existence de raisons d’ordre théorétique ? Cette question est d’autant plus importante, que cet amour et cet intérêt semblent mettre en œuvre directement le processus de l’écriture chez Pasolini.
"Il friulano parlato a Casarsa è una varietà periferica "dolcemente intrisa di veneto che si parla sulla sponda destra del Tagliamento". Non si parla nella famiglia Pasolini dove è d’obbligo l’italiano; né in quella Colussi dove si passa dal veneto all’italiano nei rapporti coi Pasolini e dal veneto al friulano in rare occasioni. Chi parla friulano è tutto il mondo attorno, ancora autenticamente contadino. Pier Paolo, che lo ha ascoltato fin da bambino, quando comincia a scriverlo ha la consapevolezza di compiere "una sorta di mistico atto d’amore" conquistando per questa via quella lingua incontaminata e assoluta che era il mito inseguito nelle sue letture dei poeti ermetici." (3)D’après cette hypothèse, le frioulan est donc immédiatement adopté par Pasolini comme étant la langue par excellence. Son apprentissage du dialecte semble, de ce fait, avoir été passif : il ne s’agit pas d’une langue utilisée par le poète au quotidien. À partir du moment où il décide de s’en emparer, il ne le fait, en fait, qu’en fonction de ses exigences poétiques. Le fait que le frioulan lui soit étranger est – me semble-t-il – manifeste. .
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