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"Pagine
corsare"
Contributi dei visitatori
Sur Pasolini, un lecteur
français
par Didier Boudet
Bravo
pour votre site sur Pasolini, j'ai parcouru les pages traduites avec beaucoup
d'attention, je lis de la poésie depuis que j'ai dix sept ans, et
Pasolini fait parti de ces auteurs qui ne cesse de me paraître essentiel,
il fait parti de ces " poètes utiles " tant lyriquement que socialement,
son apport critique et sa lucidité sociale sont d'une modernité
surprenante, en France, chez moi, on ne connait que son cinéma,
ce que je trouve un peu regrettable, je me suis penché davantage
sur sa poésie, j'ai fais quelques émissions sur lui à
la radio, ses livres m'accompagnent partout, j'ai commencé par ses
poèmes de jeunesse, avant de me rabattre sur ses écrits politiques
que je tiens pour les plus brillants commentaires qu'on ai jamais fait
sur l'inexorable avancée du consummérisme, les écrits
corsaires, (que j'ai trouvé en première édition
francaise) mais aussi ses lettres luthérinnes, et sa correspondance,
je suis fier de savoir qu'il appréciait Rimbaud, le livre de lui
qui me touche le plus est "qui je suis", je le relis souvent à voix
haute, chez moi, il y a peu de temps, la France a eu la chance d'accueillir
en exclusivité les photographies de ses derniers jours, les photos
étaient exposées à Paris, la mairie du 10 ème
arrondissement, l'expo a eu un grand succès, de belles photos, très
émouvantes qui répandaient un calme savoureux, enfin voilà,
nous n'avons pas en France, malgré notre grande histoire culturelle,
de personnage dôté d'une telle diversité artistique,
homis Jean Cocteau peut - être, Pasolini est complexe, exigeant mais
jamais hermétique, de plus, il instaure une distance pleine de tendresse
dans sa façon de s'adresser à son lecteur, il ne le déconsidère
jamais, il y a dans sa façon de s'adresser au monde une attitude
extrémement "viril", pleine d'audace et de conviction, je l'aime
beaucoup ce monsieur Pasolini, et en parler à des italiens est toujours
grande source de débats, voilà, j'aime aussi Léopardi,
Pavese, Moravia, et comme romancier total, Vittorini, mais ceci est une
autre histoire, quant à Dante, il m'a mis à genoux, c'est
le grand patron...
merci,
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