Pier Paolo Pasolini
La saggistica - Il teatro
Le Théâtre du
verseau et Le vingtième Théâtre
présentent
du 18 JUIN au 2 AOUT
2003
au VINGTIEME THEATRE
7 RUE DES PLATRIERES
75020 PARIS / TEL : 01 43 66 01 13
VIE ET MORT
DE PIER PAOLO PASOLINI
de
MICHEL AZAMA
avec
NICOLAS CAZALE, MICHEL DERVILLE,
JEAN MENAUD, CYRIL ROMOLI
mise en scène : jean
menaud
assistante : doris naclerio
scénographie : francis
sourbié
lumières : laurent
béal
le texte de la pièce
est publié aux Editions Théâtrales
CONTACT:THEATRE DU VERSEAU5
IMPASSA CALMELS. 75018 PARIS
TEL : 01 42 54 51 83
MICHEL AZAMA
Après
des Etudes de Lettres Modernes (Licence, Maîtrise, Capes) à
l’Université de Montpellier, il entreprend une formation de comédien,
Cours Simon et école J. Lecoq à Paris. Il
est successivement, comédien, dramaturge au Centre Dramatique National
Nouveau Théâtre de Bourgogne à Dijon (direction Alain
Mergnat) de 1989 à 1992, puis rédacteur en chef de la revue
«Les Cahiers de Prospéro», consacrée aux écritures
contemporaines et éditée à La Chartreuse, Centre National
des Ecritures, de 1993 à 1996 (Huit numéros parus).Il se
consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. Il
conduit quelques fois des ateliers d’écriture en France, Italie,
Colombie, Chili, etc.
Il a publié :Bled.
Le
sas.
Vie et mort de Pier Paolo Pasolini. Croisades. Aztèques.
Iphigénie ou le péché des Dieux. Les deux terres d’Akhénaton.
Zoo de nuit. Faits divers.
«Croisades »
est actuellement traduits en treize langues et publié en espagnol,
hollandais, catalan, allemand. « Pasolini » en cinq langues.
« Iphigénie » en quatre langues. « Aztèques
» est publié en espagnol (Ed. el publico).
Michel Azama a reçu
:
Le
prix des trois provinces (France, Belgique, Canada) pour « Le sas
». 1986.
Le prix Beaumarchais, Paris,
pour « Zoo de nuit ». 1984.
Le Grand Prix Culturel de
la ville de Bourges. 1999, pour l’ensemble de son ءuvre.
Le Prix du Meilleur Auteur
Etranger, Espagne 1999, pour « Zoo de nuit ».
LE THEATRE DU VERSEAU
Le Théâtre du
Verseau est né en 1984, avec pour objectif la promotion et la diffusion
du théâtre contemporain de langue française.
Les trois premiers spectacles
de la compagnie ont été des créations de premières
pièces d’auteurs français:
VIE ET MORT DE PIER PAOLO
PASOLINI (1984. 1986. 2000) de MICHEL AZAMA. (Publication Avant-Scène
n° 789 – mai 1986). Création
au Théâtre Essaïon, reprise au Théâtre du
Tourtour, puis au Vingtième Théâtre (240 représentations).LE
TESTAMENT DU JOUR (1985) de LUCETTE-MARIE SAGNIERE. Création
au Palais des Glaces (30 représentations).
NOUS, THEO ET VINCENT
VAN GOGH (1987-1988, 1990-1992 et 1995) de JEAN MENAUD. (Publication
Avant-Scène n° 823 – février 1988). Création
au Théâtre du Tourtour, reprise au Théâtre du
Lucernaire (651 représentations). Tournées
en France, Festival de Monte-Carlo, Belgique, Suisse, Hollande (Musée
Van Gogh), Espagne, Portugal, U.S.A., Canada (Avec le soutien de l’AFAA
et de l’Alliance Française). Cette
pièce a été traduite dabs huit langues et jouée
dans douze pays.
LE JARDIN D’ALMUSTAFA,
LE PROPHETE (1989) d’après KHALIL GIBRAN. Création
au Théâtre du Lucernaire (100 représentations).
JACQUES LE FATALISTE ET
SON MAÎTRE d’après Diderot, adaptation Jean Menaud.(Reprise
d’une première version antérieur, plus légère
- 900 représentations - ). Création et nouvelle mise en scène
au Théâtre 14 – Jean-Marie Serreau ( 60 représentations).
>De septembre 1990
à mai 1991, le Théâtre du Verseau est en résidence
à la Cité Emmaüs d’Aulnay-sous-Bois, dans le cadre du
Développement Social des Quartiers (D.S.Q.) à l’initiative
du Ministère de la Culture, de la Communication et des Grands Travaux
(Délégation au Département et aux Formations) et de
la DRAC-Ile-de-France, avec le soutien du Fond d’Action Sociale.
LES PEUPLIERS D’ETRETAT
(1992
– 1993) de JEAN MENAUD. (Publication Avant-Scène n° 920 – décembre
1992).
Création
au Théâtre du Lucernaire, Festival du Marais à l’Hôtel
Sully, Festival de Monte-Carlo (100 représentations).
LE
SATIRICON (1994 – 1995) de MATHIEU FALLA d’après PETRONE.
Mise
en scène de Francis Sourbié.
Création
en coproduction au Théâtre du Gymnas’ Trévise (60 représentations).
Depuis
1995, le Théâtre du Verseau développe un partenariat
privilégié avec le VINGTIEME THEATRE :
1995
– 1996. BERENICE de Jean Racine.
1997
– 1998. LES CAPRICES DE MARIANNE d’Alfred de Musset.
1998
– 1999. ANTIGONE de Jean Anouilh.
1999
– 2000. LE NEVEU DE RAMEAU de Diderot, adaptation de Jean Menaud.
Création
au Vingtième Théâtre, reprise au Théâtre
du Lucernaire (100 représentations).
Tournée
en France, Pologne, Bulgarie, Hongrie (Avec le soutien de l’AFAA et de
l’alliance Française).
2000.
VIE
ET MORT DE PIER PAOLO PASOLINI de Michel Azama.
Au
Vingtième Théâtre (36 représentations). Nouvelle
mise en scène, nouvelle distribution. 2001 – 2001. LE MAL D’AMOUR
: Reprise du spectacle – tour de chant de Jean Menaud , textes
de Michel Derville, musiques de Oswald d’Andréa, Gilles Baissette,
Rémy Beradac, Jean-Pierre Gesbert, Cyril Romoli, Michel Valmer.
HISTORIQUE DE LA
PIECE
Première
pièce jouée de Michel Azama, « VIE ET MORT DE PIER
PAOLO PASOLINI » a été créée par «
Le Théâtre du Verseau » au Théâtre Essaïon,
le 1er juin 1984.
Avec
: Michel Derville : Ceux d’en face
Michel Godin : Pelosi
Jean Menaud: Pasolini
Jean Saignemorte: Ninetto
Davoli
Mise en scène : Jean
Menaud
Scénographie : Georges
Faget-Benard
Le spectacle
a été repris au Théâtre du Tourtour le 3 août
1984, puis le 7 mai 1986. Rémy Riflade remplace Michel Godin et
Jean Sparaco, Jean Saignemorte. Enfin en 2000, dans le cadre de la saison
« Mare Nostrum » du Vingtième Théâtre,
nouvelle mise en scène, nouvelle distribution : Cyril Romoli est
Ninetto Davoli et Nicolas Cazalé, Pelosi. A ce jour, 240 représentations.
PIER PAOLO PASOLINI
Je
suis un Noir dans une société raciste où se déchaîne
le lynchage.
«
… Je suis né à Bologne le 5 mars 1922. Je suis écrivain-cinéaste.
Après l’université, j’ai fait mes études en publiant
un livre de poésies à 20 ans. J’ai été professeur
de lettres. J’ai dirigé des revues littéraires. J’ai écrit
des livres. J’ai fait des films, et je viens de commencer un nouveau métier
: celui de journaliste collaborant à un hebdomadaire dans lequel
je tiens une chronique régulière.
Il y
a dix-huit ans, je suis arrivé à Rome et ma situation m’a
obligé à vivre dans les quartiers pauvres de la capitale.
Traumatisé par la vie des banlieues, j’ai écrit mes deux
premiers romans sur ce thème. On m’a ensuite demandé de collaborer
à des scénarios de films qui avaient pour background ces
quartiers de misère. Plus spécialement Fellini pour «
Les nuits de Cabiria ». En 1961, j’ai réalisé mon premier
film «Accatone», avec des inconnus. Des spectateurs fascistes
avaient lancé sur les écrans de Rome, pendant la projection
du film, des ءufs pourris et des bouteilles d’encre. J’ai tourné
avec Anna Magnani et Franco Citti « Mamma Roma » ; une plainte
tendant à faire saisir le film fut déposée à
Rome. Une autre, fut déposée à Venise pendant le Festival.
J’ai
réalisé «La ricotta» : une plainte a été
déposée à Rome et le film fut saisi. J’ai été
condamné à quatre mois avec sursis. En appel, le Procureur
de la République a retiré sa plainte et décidé
le non-lieu. Entre temps j’ai réalisé « L’Evangile
selon Saint Mathieu » qui avait été choisi pour représenter
l’Italie au Festival de Venise où le Grand Prix de l’Office Catholique
International du Cinéma lui a été décerné.
A Cannes,
en 1966, officiellement sélectionné par l’Italie, j’ai présenté
«Uccellacci e Uccellini» avec Totò et Ninetto Davoli
qui est le film que j’aime le plus car il est le plus pur et le plus pauvre.
L’année suivante, je présente au Festival de Venise «٥dipe-Roi».
Mon dernier film, «Théorème», obtient une fois
de plus à Venise, le Grand Prix de l’Office Catholique du Cinéma.
Mais malgré ce prix, malgré un accueil chaleureux et réconfortant
de la critique internationale, encore une fois des plainte ont été
déposées sous prétexte d’obscénité.
J’ai été jugé à Venise. J’ai risqué
plusieurs mois de prison. J’ai finalement été acquitté.
On a dit que j’avais trois idoles : le Christ, Marx et Freud. Ce ne sont
que des formules. En fait ma seule idole est la réalité.
Si j’ai choisi d’être cinéaste en même temps qu’écrivain,
c’est que plutôt que d’exprimer cette réalité par les
symboles que sont les mots, j’ai préféré le moyen
d’expression qu’est le cinéma. Exprimer la réalité
par la réalité.»
LE SPECTACLE
Pasolini
est mort d’une façon accordée, non à sa vie, mais
aux convictions et aux préjugés de la société
italienne : non par sa faute, mais par celles des autres. En d’autres termes,
et pour être tout à fait clair : Pelosi et consorts ont été
le bras qui a tué Pasolini ; mais les fauteurs de crime sont légion
: ils sont la société italienne toute entière.
ALBERTO MORAVIA
«…Pasolini
apologie des voyous, apôtre de la fange, prince des hérétiques…»
La
pièce n’est ni le 34ème procès de ce «
dérangeur », ni son hagiographie. Elle donne à voir
toutes les situations d’exclusions auxquelles a été confronté
ce poète, romancier, journaliste, cinéaste, qui réussissait
le tour de force d’être à la fois communiste et exclu du parti,
marxiste impénitent deux fois primé par l’Office Catholique
du cinéma, toujours honni, toujours dérangeant, jamais là
où on aurait cru l’attendre. Pasolini, critique lucide d’un pouvoir
politique, écrit en 1975, peu de temps avant sa mort :
«…C’est
un pouvoir qui manipule les corps d’une façon horrible…il manipule
en transformant la conscience de la pire façon, instituant ces nouvelles
valeurs aliénantes et fausses que sont les valeurs de la consommation
et de l’argent…»
Cette
société-là le mènera sur la plage d’Ostie un
soir de novembre 1975. Dans l’énigme de ce destin, l’assassin n’est
plus le loubard ramassé une nuit de drague, mais la société
d’un pays social-démocrate réactionnaire. Une époque
où, entre pourrissement mafieux de l’Etat italien et dégénérescence
des espoirs et illusions nés dans les décennies précédentes,
s’amorce un nouveau tournant de l’histoire.
«…Je
suis le dissident de tout le monde, un indésirable absolu, le minoritaire
de toutes les minorités. Je suis un homme contre…»
Dans
la nuit du 1er au 2 novembre 1975, Pasolini, meurt assassiné.
Officiellement, par un prostitué de passage. Du Frioul de sa jeunesse
à sa mort sur une plage près de Rome, Pasolini est un «
Poète » combattant, déchiré, homme public et
personne privée. Homme de notre temps. Frère de Sade, Baudelaire,
Copernic, Rimbaud, Giordano Bruno, Villon. Un homme qui dit NON. Bouc émissaire
d’une société. Plus que jamais, en 2003, lorsque tant de
pays d’Europe et d’ailleurs dévirent – dangereusement – vers l’extrémisme,
il paraît indispensable de montrer ce refus d’un HOMME SCANDALEUX.
Scandaliser
est un droit. Être scandalisé, un plaisir. Quiconque refuse
le plaisir d’être scandalisé est un blême moraliste.
[PASOLINI. 31 octobre 1975]
LA PRESSE aux
différentes reprises
TELERAMA
… L’histoire
atroce et exemplaire d’un être de lumière au parcours tortueux.
Un spectacle tout simple, tout beau, tout obscur et tout clair…
Fabienne Pascaud
FRANCE-SOIR
… Au-delà
des préjugés, mais proche de la vie telle qu’elle est et
du théâtre tel qu’il doit être, ce spectacle est certainement
l’un des plus intéressant qu’on puisse voir en ce moment…
François
Chalais
L’HUMANITE
… C’est
un fulgurant spectacle en retour à Pasolini que Jean Menaud, qui
lui ressemble, livre dans un combat de fraternelle ferveur sur un texte
de Michel Azama…
Roger Maria
LE PARISIEN
… Ce
spectacle est une tragédie réaliste comme un film-vérité…
Agnes Dalbard
LE QUOTIDIEN DU MEDECIN
… C’est
peu dire que les acteurs nous empoignent, nous jettent à la face
leur insupportable et violente vérité. Leur sincérité,
leur force primitive, leurs déchirements, leurs soifs, nous figent
sur place…
Patrick De
Rosbo
L’EXPRESS
… Jean
Menaud met en scène cette anthologie en refusant tout effet. La
force dramatique vient du texte… Incarnant Pasolini, le réincarnant
devrait-on dire, jusqu’à la ressemblance la plus troublante. Il
jette à la face du public comme un cri. A croire que comme Pasolini,
il va lui-même y laisse sa peau…
R.B.
GAI-PIED
HEBDO
… Michel
Derville interprète tous les rôles d’accusateurs. Sobre dans
son jeu, il évoque par de subtiles nuances les différents
personnages, tout en les unissant dans une hargne moralisatrice…
Hugo Marsan
ART
ET CULTURE
… Le
texte en est original. La qualité des mots, la poésie, le
réalisme qui s’en émanent n’en sont que plus poignants… Jean
Menaud est une torche. Il brûle pendant deux heures. Il accélère
nos battements de cءur. Etre habité à ce point tient de la
sorcellerie.
Claude Alix
A.F.P.
… Jean
Menaud a réglé une mise en scène remarquable de sensibilité
et d’intelligence. L’audace de certaines situations, la tension, l’érotisme
et la violence qui s’en dégagent sont parfaitement fidèles
à l’esprit du metteur en scène de « Théorème
» et de « Salo ». Michel Derville campe avec une très
belle finesse et une grande sobriété les plus multiples accusateurs,
« Ceux d’en face»…
PARIS-MAGAZINE
… Créé
l’an passé au Théâtre Essaïon, ce spectacle avait
remporté des critiques dithyrambiques. Un must…
V.S.D.
… Un
décor sommaire, un plateau presque austère et des comédiens
habités, il n’en faut parfois pas davantage pour faire d’une scène
de théâtre un lieu d’insolence et de vérité…
LA
PRESSE NOUVELLE
… Deux
heures magistrales. Magistrales d’abord parce que tous les acteurs sont
bons, que la mise en scène est vive, sans interruption, intelligente…
Allez voir ce Pasolini qui respecte le théâtre…
Christian Riochet
LA PRESSE AU VINGTIEME
THEATRE en 2000
LE
MONDE
… Cette
pièce ne choisit jamais la facilité. Le texte, les personnages
et leur interprétation y sont sans concession. La réalité
de l’existence de Pasolini y est montrée sans fard. L’interprétation
occupe une place essentielle dans ce spectacle. La situation est une vraie
réussite. Jean Menaud ne se contente pas d’interpréter Pasolini,
il le vit jusqu’au plus profond de son être. Sa ressemblance avec
le romancier italien est étonnante. Certaines scènes sont
de véritables morceaux d’anthologie : Pasolini filmant « Théorème
» sous les yeux fascinés de son amant, Ninetto Davoli. L’on
comprend ce que signifie l’expression « monstre sacré ».
Nicolas Cazalé, qui joue le meurtrier, et Cyril Romoli, qui interprète
Davoli font preuve d’un talent plus que certain. Enfin, l’idée de
faire interpréter par un seul et même acteur, Michel Derville,
le rôle à visage multiple de tous les détracteurs de
Pasolini, « Ceux d’en face », est une astuce de mise en scène
qui se révèle efficace, cela permet à cet acteur unique
de jouer tous les personnages.
Cristina Marino
LE FIGARO ETUDIANT
Jean
Menaud nous immerge dans les tréfonds obscurs de l’âme pasolinienne
et nous assène droit au plexus un spectacle fort, très fort,
qui s’inscrit de façon indélébile dans la mémoire.
Mise en scène épousant magnifiquement la chorégraphie
des corps, scénographie dépouillée, distribution impeccable.
Rien ne nous écarte de cette évidence : le public est captivé
comme lors d’une scène de spiritisme.
M.H.
A NOUS PARIS
… Evoquer
au théâtre le destin exceptionnel de ce poète-romancier,
conspué par une société bien-pensante, tel est le
part-pris de Michel Azama… Fascinant de douleur rentrée, le regard
pris, électrisé, avec des crépuscules subits, Jean
Menaud ouvre les portes de l’univers pasolinien, crache les mots d’une
vie chaotique et nous immerge dans les tréfonds de cette âme
fracturée. Mise en scène épousant magnifiquement la
chorégraphie des corps, scénographie épurée,
distribution impeccable. Michel Derville, parfait, épaulé
de Cyril Romoli, tendre éphèbe, et de Nicolas Cazalé,
jeune comédien électrique, rien ne nous écarte de
cette évidence : tranchante ou bouleversante, chaque scène
nous explose au visage tel un obus. Captivé comme à une séance
de spiritisme, le spectateur reçoit droit au plexus ce spectacle-uppercut
qui s’inscrit d’une façon indélébile comme une blessure
dans sa mémoire.
Myriem Hajoui
CHRONIC’ART
… La
réussite est là, nous sommes plongés dans un film
de Pasolini ; ses relations amoureuses avec Davoli (Cyril Romoli), sa rencontre
avec Pelosi (Nicolas Cazalé) puis « Ceux d’en face »,
magnifiquement restitués par Michel Derville. Jean Menaud ne joue
pas Pasolini, il l’incarne, il est habité d’un feu intérieur
qui le et nous consume (superbe séquence du tournage de «
Théorème »). La scénographie de Francis Sourbié
et les lumières de Laurent Béal créent et sous-tendent
admirablement l’univers pasolinien. Le spectacle est dur, sans concession,
mais il est empli de générosité, de poésie,
de vie. Le Vingtième Théâtre nous convie à un
moment de théâtre rare : courez-y.
Alexandre Laurent
ILLICO
… La
pièce de Michel Azama n’est pas une biographie, c’est une incursion
dans l’univers du poète. Elle ouvre les sens, déglace la
rigidité de sa mort officielle. C’est un travail au plus près
auquel se sont livrés Jean Menaud, le metteur en scène et
ses complices, Michel Derville, Cyril Romoli et Nicolas Cazalé.
Un moment privilégié avec le réalisateur de «
Théorème ». A voir absolument.
METROMAG
… Avant
s’être une apologie du réalisateur, « Vie et mort de
Pier Paolo Pasolini » est l’autopsie d’un homicide social volontaire.
Abdia Touharia
|
SAGGISTICA
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